Memento Maris détourne le principe traditionnel du memento mori.
Ici, la disparition ne concerne plus seulement l’homme, mais aussi le monde qu’il altère.
Sous les vagues apparaissent peu à peu des formes mêlées : courants, pollution, fragments organiques, présence humaine. Le crâne n’est jamais montré frontalement ; il semble émerger lentement de la matière même de l’océan.
Le dispositif sonore réagit à la présence du spectateur. Plus on s’approche, plus les profondeurs s’animent : vibrations sourdes, résonances immergées, souffles lointains. La mer devient un espace saturé de mémoire et de déchets.
Le kanji 溺世 — « monde noyé » — agit comme une trace discrète, presque un avertissement.
Sans chercher l’illustration directe, l’œuvre interroge ce que nous faisons de la mer, et ce que cette accumulation silencieuse finit par révéler de nous-mêmes.
Toile 54 x 81 cm – acrylique, encres, collages et dispositif sonore interactif


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